De façon quasi unanime, les entrepreneurs bretons insistent sur le fait qu’en période de crise il ne sert à rien de se tourner vers les marques de distributeurs et privilégient d’autres stratégies de marques.
Dans cet esprit, Plancoët est membre de Produits en Bretagne, une association où les adhérents distributeurs mettent en avant la marque régionale. Prince de Bretagne, association de producteurs bretons, défend le terroir breton en fixant un objectif de communication et des moyens. Savéol couple à l’innovation ("snacking" sain) à la mise en avant du terroir. Le groupe Triballat mise sur la différenciation (chacune de ses marques a sa communication et son packaging propre). Pour garder contact avec ses consommateurs, elle investit internet et clubs de consommateurs. Locmaria préfère faire évoluer le discours de marque grâce à une communication directe mais différenciée (presse, sponsoring…). Chez Rolland Flipi, la tactique consiste à s’appuyer sur des partenariats avec des marques fortes, à jouer la séduction, en effaçant un peu sa marque. Chez le groupe Royer, le prix de la marque ne baisse pas grâce au négoce sous licence. Enfin, dans la mode, Beaumanoir, qui produit sous marque propre, mise sur le développement de son réseau dans des villes petites et moyennes face aux géants Zara et H&M qui infiltrent les grandes villes.
Source : "Les marques jouent-elles gagnant ?" (Clotilde Chéron), Bretagne Economique N°196 d’octobre/novembre 2009 |

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