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Un labo d'un millimètre carré développé par Philips

Brève

Philips recrute de plus en plus de spécialistes en biologie moléculaire et sciences de la vie. Au grand profit du dépistage et des diagnostics médicaux.

Un labo au millimètre carré.

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/31509.htm

 

 

Les glucomètres et les tests de grossesse le montrent bien : la technologie médicale n'est plus réservée aux seuls hôpitaux et laboratoires depuis longtemps. Les profanes peuvent en profiter sans devoir réfléchir un instant à la complexité des critères auxquels sont soumis ces produits en matière de technique. Cette tendance, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de l'hôpital, ne fera probablement que s'accentuer, du moins si les efforts de recherche entrepris par des sociétés comme Philips portent leurs fruits. Ainsi, la firme néerlandaise travaille à un prototype de bio-capteur capable de détecter certaines substances dans le sang à la nanomole près. Le produit réunit sur une surface magnétique d'un millimètre carré la chimie des polymères, les nanosciences, la micro-électronique et la biotechnologie.
"C'est le résultat des connaissances acquises par Philips en matière de technologie", indique le professeur Hans Hofstraat, vice-président de Philips Research. "Nous avions déjà l'habitude des petits capteurs employés pour la lecture de bandes magnétiques et nos connaissances dans le domaine des puces électroniques viennent de notre expérience avec les semi-conducteurs". Le bio-capteur magnétique utilise des anticorps pour révéler la présence de substances. La détection se fait grâce à des nanosphérules magnétiques liées aux anticorps. La puce est capable de repérer un champ magnétique : une forte concentration de protéines ou de métabolites se transforme en un signal électrique. Fort heureusement, il n'y a pas de bruit de fond, car le sang ne contient aucun corps magnétique susceptible de perturber le procédé.
Chez Philips, la technologie médicale prend une place de plus en plus importante. C'est en particulier le cas de l'imagerie : ultrasons, tomographie, tépographie et IRM sont utilisés de différentes manières pour la recherche et le diagnostic en hôpital. Plus récente, l'imagerie moléculaire vise à détecter, à un stade précoce, des maladies comme le cancer. L'utilisation de marqueurs moléculaires, alliée à des techniques d'imagerie, permet ainsi de localiser une tumeur et d'en évaluer très vite le niveau d'évolution. Ces techniques visent à diagnostiquer la maladie le plus tôt possible et à définir également le traitement le plus approprié.
Début 2005, Philips a ouvert à Eindhoven son Centre for Molecular Medicine (CMM) en collaboration avec l'Université Technologique d'Eindhoven, l'Université et le CHU de Maastricht. D'ici quelques années, le centre devrait employer 150 personnes et disposer d'un budget annuel de 30 millions d'euros.

 

Cette information est un extrait du BE Pays-Bas 21 du 09/01/2006 rédigé par l'Ambassade de France à Amsterdam. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement surhttp://www.bulletins-electroniques.com.



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