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Débarquement aux Etats-Unis programmé pour les crépidules d’ALD !

Brève

Depuis 2008, à Cancale (Ille-et-Vilaine), Atlantic Limpet Development (ALD) a mis au point et exploite un procédé unique et breveté de décorticage à froid de la crépidule (ou berlingot de mer) pour en valoriser la chair et la coquille. La persévérance est en train de payer aujourd’hui grâce notamment à un important contrat à l’export vers le marché nord-américain. Un retour aux sources pour ce coquillage invasif qui serait arrivé sur nos côtes sur la coque des navires du débarquement en 1944…

Pierrick Clément, le président-fondateur d’Atlantic Limpet Development résume ainsi son activité : « la chair est vendue dans l’industrie alimentaire, la coquille broyée pour l’agriculture », l’inscrivant ainsi dans une économie verte et circulaire car la ressource progresse et ne manque pas, particulièrement en Baie du Mont-Saint-Michel.

En mars 2016, à l’occasion du salon Seafood de Boston, ALD va signer un contrat conséquent avec le groupe agroalimentaire américain Sea Pact pour exporter sa chair de crépidule vers les Etats-Unis via la filiale Albion Fisheries. Le 5 février 2016, à l’occasion de sa visite de l’usine Slipper Limper Processing de Cancale, Don Sollows, le directeur d'Albion Fisheries, indiquait : « Nous avons commandé un premier container de 15 tonnes pour juillet, pour commencer. L'objectif est ensuite de passer à 30 tonnes par mois. » 

Une véritable aubaine pour ALD qui n’a vendu que 200 tonnes de chair depuis 2014 mais pour qui les choses s’accélèrent aujourd’hui, en particulier grâce à l’export. Actuellement environ 40 tonnes de crépidules sont transformées chaque semaine pour environ 4 tonnes de chair. Mais la production devrait s’accroître rapidement et passer de 13 à 18 salariés. Puis une trentaine de personnes pourraient être recrutés en 2017.

Un autre essai est en cours pour un client en Belgique pour un volume de 20 à 30 tonnes par an, ainsi qu’en Autriche. Pierrick Clément mise aussi beaucoup sur le marché asiatique, actuellement freiné « pour des raisons administratives », alors que « le numéro un chinois nous attend depuis trois ans. »

Source : « Les crépidules de Cancale vont s’exporter aux États-Unis » (Stéphanie Bazylak), Ouest-France Entreprises du 7 février 2016



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