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Alimentation 2016 : ce que nous prédit Nesta

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Tout le monde n’est pas féru d’innovation sociale à la sauce britannique, vous êtes donc peut-être passés à côté de l’excellent article que Nesta a consacré à la nouvelle année que nous venons d’entamer. Séance de rattrapage.

Cette association à but non lucratif anglaise a pour objectif d’aider les gens et les organisations à concrétiser leurs grandes idées. Persuadée que l’innovation est la source principale du progrès, l’équipe de Nesta pense également que nous n’utilisons qu’une partie infime de notre potentiel à innover « utile », et dans l’intérêt du plus grand nombre. 

Prêts pour le food hacking ? 

En 2003, vous l’aviez peut-être oublié (nous aussi) mais les scientifiques ont achevé le séquençage du génome humain. Vous pensez que votre vie n’en a pas été bouleversée, c’est pourtant grâce à l’aboutissement de ce travail que les scientifiques peuvent désormais tirer de notre ADN des informations telles que les risques de maladie spécifiques à chacun. C’est comme ça que l’auteur de l’article de Nesta a participé à une campagne de crowdsourcing organisé par 23andme, découvrant par la même occasion un risque plutôt élevé d’être touché par la maladie d’Alzheimer et une prédisposition génétique à passer à côté de certaines saveurs amères. 

Et Josh McNorton s’interroge : si nous avons les informations qui nous permettent de concevoir une alimentation parfaitement adaptée à notre corps, pourquoi ne pas saisir cette chance de devenir plus minces et plus forts ? Même si cela passe par une poudre à mélanger avec du liquide.

Dans tous les cas, il ne serait pas question d’en finir avec nos repas traditionnels. Mais en imaginant que nous ayons accès à une nourriture saine et sur mesure, produite sans conséquence sur l’environnement, végétarienne et dont le goût aura été savamment travaillé pour nous séduire… ce type de repas n’aurait-il pas toutes les raisons de se retrouver dans nos placards et de devenir un produit classique au même titre qu’une conserve ou une boîte de biscuits ? 

Pour Josh McNorton, la réponse est évidente : le food hacking a beau paraître peu séduisant de prime abord, il est peut-être annonciateur d’un monde plus sain et 2016 pourrait être l’année qui ouvrira notre table et nos esprits à un nouveau menu. 

Une plus grande place pour les petits producteurs 

Côté habitudes de consommation, Louise Marston nous prédit que 2016 fera la part belle à la proximité. L’alliance technologie-data, désormais accessible aux acteurs les plus modestes devrait faciliter de nouvelles pratiques (achat de produits frais en ligne, livraison de paniers « prêts à cuisiner »…) et redonner de la valeur à d’autres démarches telles que l’achat en direct.  

En 2014, 2 milliards ont été investis dans les startups de la Food Tech dans le monde. Une somme qui a encore grimpé en 2015 pour atteindre 3, 5 milliards de dollars. Penn ar Box, Cocourse, Pressi-Mobile, Gwenacook… En Bretagne aussi de nombreux projets se développent et témoignent de la vivacité du territoire pour l’innovation alimentaire et agroalimentaire. Ces nouveaux marchés devraient être soutenus dans l’avenir par la génération des consommateurs nés au début des années 2000. Le fait-maison conquiert de nouveaux territoires, parfois là où on ne l’attendait pas. C’est par exemple le cas de la bière avec l’apparition de micro-brasseries qui offrent une alternative aux mastodontes du secteur. Là encore, la Bretagne a déjà pris le train en marche !



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